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Le projet des Pouvoirs Publics et de l'État :
Une "autoroute" en pleine agglomération Dijonnaise

La Liaison Intercommunale Nord-Ouest, ou Lino, a été imaginée dans la perspective d'accroissement du trafic routier dans l'agglomération dijonnaise. Cette voie était supposée absorber trois types de trafic: le trafic de transit, le trafic d'échange, le trafic local.

Elle s'appelle aujourd'hui Li.No. (Liaison Nord). Trois tracés de cette "autoroute" avaient été envisagés par les services techniques de la DDE. Aujourd'hui, un seul tracé est finalement retenu par les pouvoirs publics alors que c'est celui qui provoque le plus de nuisances : le tracé par la Peute Combe.

Le tracé retenu
Tracé N°1

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Ce tracé relie l'autoroute Pouilly-Dijon (A38) aux autoroutes A31 et A39 à l'Est de Dijon, avec un trafic annoncé de 50 000 véhicules jour dont 1/3 de poids lourds (à titre de comparaison, trafic autoroutier Paris-Lille de 48 000 véhicules/j)

Il traverse les communes de Plombières, Talant, Daix, Fontaine, Ahuy et Dijon à proximité immédiate (50 m) des zones habitées avec des ouvrages d'art importants et des échangeurs dénivelés.

 

Les tracés rejetés

Trois tracés sont à l’étude : un tracé n°2 prévoit un passage en tunnel sous la ville de Talant.
Un tracé n°3 aurait bien pour effet de rejeter le flux automobile à l’extérieur de l’agglomération, mais il n’a pas la préférence des politiques locaux et des techniciens de la Direction Départementale de l’Equipement qui retiennent le tracé n°1.

Tracé N°3

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La route passerait à l’extérieur de l’agglomération et serait reliée à cette dernière par une bretelle aboutissant à la RN 71. Elle desservirait l’ensemble des communes du Nord-Ouest.

l'histoire du projet


Le trafic : sa composition

Pour le périmètre donné, (ici, le Quart Nord-Ouest de la périphérie de Dijon) le trafic est constitué des trois composantes suivantes : le trafic de transit, le trafic d'échange et le trafic local dont les caractéristiques sont décrites dans les paragraphes qui suivent.

 

le trafic de transit (véhicules qui ne font que passer, circulant, par exemple, de Bourges à Besançon)
2005 à 3300 véhicules/jour (1) soit près de la moitié du trafic de transit de l’ensemble de l’agglomération dijonnaise (6500véhicules/j)
Ce trafic pourrait avantageusement être déplacé à l’extérieur de l’agglomération par un grand contournement.
le trafic d’échange (véhicules circulant , par exemple, entre Pouilly-en-Auxois et la Toison d’Or)
environ 10.000 à 15.000 véhicules/jour (2)
Ce trafic pourrait avantageusement être déplacé à l’extérieur de l’agglomération par un grand contournement.
le trafic local (véhicules dont origine et destination se situent dans le quart Nord-Ouest, par exemple, entre Plombières-les-Dijon et Fontaine).

Ce trafic ne justifie pas la construction d'une autoroute au sein de l'agglomération.

(1) (source: étude d’impact de l'enquête d'utilité publique de 1994)
(2) (source:.DDE, enquête cordon 1993 : 1037 à 1454 v/h en heure de pointe)


Pour avoir une idée précise de ce trafic local, l’ADEROC a dû utiliser et analyser les données de l’enquête INSEE 1990 "navette domicile-travail" (voir ci-dessous).

  • 8262 personnes, soit 63% de l’ensemble du trafic des communes du périmètre Quart Nord-Ouest, empruntent un flux radial vers Dijon.
    Talant et Fontaine constituent 84% de ce trafic "radial ".
    Pour ces automobilistes, la Li.No. n'est d'aucune utilité.

  • 2092 personnes, soit 16 % des déplacements sont constitués par un flux périphérique (sur l’arc de cercle).
    Talant et Fontaine constituent encore 84% de ce trafic "périphérique".

    Pour ces automobilistes, un aménagement de l'espace actuel répondrait à ce trafic.
Pour les habitants du Périmètre Nord-Ouest, l’essentiel du trafic est donc constitué de déplacements vers ou depuis le centre de Dijon. Il est inutile et vain de vouloir contraindre ce trafic sur son pourtour .




nos conclusions

Que l’on considère le trafic de transit, d’échange ou même une bonne partie du trafic local, n’importe quelle construction plus au Nord remplirait les fonctions que le maître d’ouvrage assigne à son projet.


Donc, SEUL UN GRAND CONTOURNEMENT, plus au Nord de l'agglomération, comme la combe Vossenveau, Veau Marco ou d'autres , pourrait permettre :

  • de dévier le trafic de transit et d’échange loin des zones fortement urbanisées.

  • d'attirer à l’extérieur de l’agglomération une partie du trafic interne.

  • d'éviter les effets pervers de toute nouvelle infrastructure routière urbaine, c’est à dire toujours plus de voitures, camions, bruit, pollutions etc...

voir les tracés alternatifs proposés par l'ADEROC

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