L'actualité en bref
mise à jour du 21 décembre 2008
à paraître dans le bulletin municipal de DAIX
L'année 2008 a été une année difficile pour notre association. Notre lutte contre le projet autoroutier de LINO traversant notre village est restée vaine malgré tous nos efforts auprès des élus locaux et l'action en justice devant le Conseil d'Etat qui rappelons-le a rejeté le 5 octobre 2007, les requêtes de l'ADEROC, l'UFC-QUE CHOISIR et la commune de Daix.
Nous pensons
que cette décision est contraire aux orientations prises lors
du grenelle de l'environnement et aux principes énoncés
par le chef de l'état lui-même : " un projet dont
le coût environnemental est trop lourd sera refusé "
" inverser la charge de la preuve [ ] Ce sera aux projets non
écologiques de prouver qu'il n'était pas possible de
faire autrement. Nous allons appliquer immédiatement ce principe
à la politique des transports. "
Et pourtant le projet LINO vieux de 30 ans a été confirmé
malgré nos propositions alternatives qui n'ont pas été
étudiées sérieusement.
Puis est venue la LOI SUR L'EAU et notre recours en 2007 devant le tribunal administratif. Le jugement rendu en début de cette année, le 3 avril 2008, ne permet pas l'arrêt du projet de l'Etat mais y apporte nombre d'obligations et garanties pour l'environnement qu'il convient de mettre au crédit de notre action et du travail important et minutieux des " experts " de l'ADEROC.
Ces améliorations
sont significatives :
1) une glissière en béton anti-débordement et
anti-renversement devra être édifiée sur tout
le tracé de la LINO
2) les bassins de rétention d'eau, les fossés et séparateurs
d'hydrocarbures devront être entretenus très régulièrement,
tous les 2 mois au moins et lors des fortes pluies
3) les travaux sur Plombières ne pourront pas commencer avant
que le préfet n'ait fixé par décret l'emplacement
de la " zone d'expansion compensatoire "
ce point est très important car selon nos " experts ",
il sera bien difficile de trouver une zone suffisante dans la vallée
de l'Ouche.
4) Une auto-surveillance régulière des effluents des
bassins et des rejets dans la nappe est imposée
mais
rien n'est dit des conditions de cette " auto-surveillance "
L'ADEROC a décidé de faire appel de la décision du tribunal administratif, considérant que les risques sur la qualité de notre approvisionnement en eau sont réels et que le principe de précaution doit alors s'appliquer.
Quelque
soit l'issue de ce nouveau recours, l'ADEROC restera vigilante tant
sur les conditions d'exécution du chantier et ses nuisances
pour les riverains que sur les conditions d'exploitation de la LINO.
L'ADEROC
développe une action visant à améliorer les dispositifs
de protection acoustique de part et d'autre du tracé au niveau
notamment des quartiers traversés sur la commune.
Nous ne
reviendrons pas ici sur les nuisances et risques pour notre santé
que représente ce projet.
Quelque
soit désormais les décisions de l'Etat, nous continuerons
notre action de défense des Daixois pour maintenir une qualité
de l'air acceptable, pour lutter contre le bruit et préserver
notre approvisionnement en eau
Philippe
Laval
ADEROC
DAIX